Plongez dans l’univers troublant du thriller Addict

Un chiffre, une chaîne, un rendez-vous : Addict, la mini-série française s’est invitée sur TF1 avec ses épisodes d’une cinquantaine de minutes, tissant une atmosphère sombre, mais terriblement magnétique. Derrière la caméra, Didier Le Pêcheur, Delphine Labouret et Gilles Daniel orchestrent ce thriller sans concession, qui secoue les habitudes des amateurs de sensations fortes. Voici un éclairage sur les dessous du tournage, sans détour ni artifice.

Addict : le thriller qui accroche le public

David Hainaut, plume affûtée du magazine belge Moustique, ne mâche pas ses mots : pour lui, Addict bouscule le paysage du thriller français. Il y voit une série qui, sans détour, pourrait bien réveiller le genre et rassembler un public lassé des recettes éculées.

L’avis est partagé : histoire solide, rythme soutenu, climat tendu, intrigues multiples… Rien ne manque pour accrocher le spectateur. Même le choix du titre interpelle. Un détail ? Pas vraiment. Lorsque le jeu des acteurs semble parfois en surface, l’ambiance, elle, ne laisse aucun répit. Cette tension latente, ce malaise entretenu, rendent chaque épisode difficile à lâcher, et donnent la furieuse envie de savoir jusqu’où tout cela ira.

Un scénario né de l’imaginaire

L’intrigue s’ouvre sur des airs de cordialité entre voisins, mais le vernis craque vite pour laisser place à un thriller psychologique où l’angoisse grandit à chaque épisode. Au casting, on retrouve Cécile Bois, déjà remarquée dans la série Gloria, qui partage l’affiche avec Sagamore Stévenin. Diffusée chaque jeudi soir à 21h10, la série a rassemblé plus de trois millions de téléspectateurs dès le premier épisode, preuve que le suspense fonctionne.

Pourtant, malgré la tension et la précision du scénario, Addict ne s’inspire d’aucune histoire vraie ni d’un roman à succès. Les scénaristes Delphine Labouret et Didier Le Pêcheur l’affirment : tout est inventé, chaque rebondissement sort de leur imagination. Aucun fait divers, aucun récit connu n’a servi de matrice. Voilà qui tranche avec la tendance actuelle des fictions à s’ancrer dans le réel.

Synopsis : quand la normalité bascule

 Addict

Le point de départ : Élodie, Yvan et leurs deux enfants s’installent dans une nouvelle maison. Leur voisin, Bruno, s’impose très vite comme l’ami parfait, serviable et souriant. Lors d’un barbecue d’accueil, il offre à la famille une enceinte connectée. Le geste a l’air anodin. En apparence seulement.

Car Bruno cache un visage bien plus obscur. Grâce à son cadeau, il observe la vie privée de la famille, manipule les situations et sème la discorde. Il va jusqu’à engager une escort-girl pour déstabiliser le couple, cherchant à convaincre Élodie que son mari la trompe. Tandis que le piège se referme, un autre voisin, marginalisé par le quartier, perçoit le danger et tente d’avertir Achille, le fils du couple.

Sur les traces du tournage : immersion dans les coulisses

Addict ne pioche pas dans les faits réels, mais s’appuie sur un scénario entièrement original. Cette création met en scène une liaison, sans appui sur une expérience personnelle ou un ouvrage existant.

Le tournage a débuté en février 2022, au cœur du sud de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cécile Bois, qui tient le rôle principal, se souvient tout particulièrement d’une séquence décisive : l’épilogue de la relation entre son personnage et Bruno. La scène, tournée de nuit, demandait une précision extrême. L’intensité était telle que chaque geste, chaque regard, devait être millimétré. Il a fallu puiser dans des ressources insoupçonnées pour donner tout son relief à ce passage clé.

Dans l’obscurité d’un plateau méticuleusement organisé, Addict s’est forgé une identité forte. Une série qui, loin de céder à la facilité, ose explorer les failles humaines et la part trouble du voisinage. Et si la prochaine porte qui claque cachait, elle aussi, une histoire prête à faire vaciller les certitudes ?