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Vie privée : le Bluetooth pire que le RFID ?

Un chercheur, Vassilis Kostakos, étudie les interactions hommes-machines et plus particulièrement les interactions que les gens peuvent avoir dans la vie réelle et dans les réseaux sociaux sur Internet et l'influence que peut avoir l'un sur l'autre.

Au-delà de l'intérêt scientifique de telles recherches, les informations collectées dans la vie réelle l'ont été par l'intermédiaire des téléphones portables des personnes sans que celles-ci ne donnent leur consentement. C'est ce qui fait dire à Vassilis Kostakos que le Bluetooth est plus dangereux pour la vie privée que les puces RFID qui ont pourtant focalisées l'attention des médias sur le sujet de la protection de la vie privée.

Les points qu'il met en avant pour tenir cette affirmation sont les suivants :

  • le Bluetooth peut avoir une portée de 100m contre une dixaine de cm pour le RFID
  • les données transférées par Bluetooth sont illimitées alors qu'une puce RFID ne peut contenir qu'une petite quantitié d'information
  • les puces RFID ne peuvent, en principe, être lues que par un lecteur approprié alors que chaque appareil Bluetooth est à la fois émetteur et récepteur.
  • les puces RFID sont utilisées à des fin de logistique alors que le Bluetooth est partout ou presque.
  • les puces RFID peuvent être détruites, le bluetooth peut être désactivé, mais on peut retourver sa trace même si il n'est ractivé que brièvement.

Il propose, pour limiter les problèmes,  que chaque appareil Bluetooth soit équipé d'une molette permettant de diminuer la portée du signal et qu'ils soient fournit avec un logiciel permettant de savoir qui s'est connecté en Bluetooth et pour y faire quoi.

Même si la forme est discutable, le fond lui est tout ce qu'il y a de plus sérieux et devrait inciter tout un chacun à être plus vigilant lorsque nous utilisons une technologie sans fil.